Je relate ci dessous, pour memoire, les echanges d'opinion que j'ai eus recemment avec l'Administrateur de la 3V, une NGO enregistree au Liban et moi-meme. Je le fais afin de decrire minutueusement les positions des uns et des autres en ce qui concerne l'action de la Societe Civile au Liban.
Je laisse au lecteur le soin d'en tirer les conclusions necessaires. En dehors des points de vue qui peuvent diverger, j'estime de mon devoir d'enregistrer cette discussion afin de decrire, en toute impartialite, l'attitude de la majorite des organisations de la Societe Civile au Liban qui , chacune,estime, a tort ou a raison, qu'elle seule detient le secret de la potion magique capable de guerir le Liban de tous ses maux. C'est principalement une telle attitude qui a contribue a retarder l'instauration des reformes dans notre pays.
L'avenir, d'ailleurs, jugera si j'avais tort ou raison de penser ainsi.
1.- Premier message adresse a Pascale Abdallah, membre de la 3V
Pascale, n'avions-nous pas discute dans le passe de votre collaboration eventuelle au Plan de Developpement National (LNDP) dans les domaines du Transport ou de la Sante? Etes-vous toujours dans le meme "frame of mind"? Priere me le faire savoir. Vous pourriez consacrer autant de temps qu'il vous plaira. sera autant de gagne.
2.- Reponse de Pascale Abdallah
Pourquoi ne pas en parler lors de notre AG le premier Aout?
3.- Ma reponse a Pascale Abdallah
Cher JC, J'avais bien réfléchi avant de publier mon
message sur facebook sachant par avance votre réaction. Tout d'abord, laissez-moi
affirmer que je ne doute pas, un instant, de votre sincérité et de votre désir
de faire quelque chose pour le Liban. La ou nous ne nous retrouvons pas c'est
comment procéder pour atteindre un but qui nous est commun. Mais avant
d'aborder ce sujet, permettez-moi de résumer ce qui s’est passé entre votre mouvement
et CPI le Centre National pour l’information publique qui fut enregistre au Ministère
de l’Intérieur en Septembre 2006, huit ans auparavant.
Je laisse au lecteur le soin d'en tirer les conclusions necessaires. En dehors des points de vue qui peuvent diverger, j'estime de mon devoir d'enregistrer cette discussion afin de decrire, en toute impartialite, l'attitude de la majorite des organisations de la Societe Civile au Liban qui , chacune,estime, a tort ou a raison, qu'elle seule detient le secret de la potion magique capable de guerir le Liban de tous ses maux. C'est principalement une telle attitude qui a contribue a retarder l'instauration des reformes dans notre pays.
L'avenir, d'ailleurs, jugera si j'avais tort ou raison de penser ainsi.
1.- Premier message adresse a Pascale Abdallah, membre de la 3V
Pascale, n'avions-nous pas discute dans le passe de votre collaboration eventuelle au Plan de Developpement National (LNDP) dans les domaines du Transport ou de la Sante? Etes-vous toujours dans le meme "frame of mind"? Priere me le faire savoir. Vous pourriez consacrer autant de temps qu'il vous plaira. sera autant de gagne.
2.- Reponse de Pascale Abdallah
Pourquoi ne pas en parler lors de notre AG le premier Aout?
3.- Ma reponse a Pascale Abdallah
Parce que je suis convaincu, malheureusement, que la 3V a
l'instar de tous les autres groupes et de toutes les autres NGOs considère qu'elle
seule détient la "formule magique" et personne d’autre. Dans de
telles conditions, comment voulez-vous que le pays avance? Voila bientôt dix
ans que je suis témoin de ce phénomène, qui est pour beaucoup dans le manque de
progrès réalisé par la Société Civile. Les réunions, les Assemblées Générales
ne servent en définitive qu'a "s'écouter parler". Mais ce n'est pas
de ceci que le Liban a besoin. Nous avons passe vingt ans a le faire et, en fin
de compte, l'Etat est sans le sou, sans infrastructure, et les citoyens doivent
$70 milliards de dollars. Non Pascale, les décisions ne sont pas prises dans
des AG. Elles sont prises a la suite de longues et sérieuses discussions
suivies d'études et d'évaluations. Mais ceci est trop "SERIEUX" pour les
Libanais. Ils n'en ont pas la patience. Ils préfèrent sauter du coq a l'âne et
faire de beaux discours. Mais ce n'est pas ainsi qu'on bâtit une Nation. Ce
n'est pas ainsi que Fouad Chehab a agi, lui qui préférait aux discours, passer
de longues journées a concevoir et a instaurer. Que Dieu ait son ame.
4.0 L'intervention de JC
George Sabat !!! si votre perception de la 3V se réduit à ce que vous
énoncez ci-dessus, soit que vous jugez gratuitement, soit que vous ignorez des
vérités et cela m'interpelle quand au contenu et mode de votre "Plan de
Salut Economique National". Je vous invite à réétudier les fichiers,
oeuvres et actions de la 3V.. Vous y trouverez à boire et à manger, ainsi que
le meilleur allié de toute NGO sérieuse qui oeuvre avec professionnalisme et
sincérité pour le Liban. Amicalement
5.Reponse:
J’avais rencontre la 3V, il y a plus de deux ans a Jal El
Dib, et malgré toutes mes tentatives pour joindre nos efforts, nous avons du
agir séparément, le seul perdant en définitive, étant le Liban.
JC, vous êtes un homme que j’admire beaucoup et vous ne
pouvez nier le fait qu’aucune NGO au Liban n’accepte de collaborer
effectivement et « systématiquement » avec une autre, particulièrement
quand il s’agit de certains sujets essentiels tels que les reformes
administratives et sociales ou la remise en question des politiques financières
et fiscales des gouvernants. Qu’est ce qui motive une telle attitude ? Le
fameux ego Libanais en est une, pour sur. En outre, certaines NGO estiment, a
tort, qu’il ne servirait a rien de travailler avec d’autres qui n’auraient pas
le même agenda.
Je dois reconnaitre qu’a plus d’une reprise vous m’avez
invite a joindre la 3V et a prendre part a ses Assemblées. Je ne l’ai pas fait
car je considérais que ce n’était pas l’endroit opportun pour se rencontrer et
discuter sérieusement d’une question aussi importante que l’avenir du pays. Et
pourtant, ce sujet est le seul qui, en définitive, m’intéresse et, j’en suis
sur, vous intéresse aussi.
Si donc nous partageons les mêmes idéaux pourquoi ne pas
nous réunir a deux ou a trois, au départ, pour en discuter et voir comment il
serait possible de joindre nos efforts en vue de les atteindre ? Ce qui
importe en définitive ce ne sont pas les documents ou même les efforts
entrepris. Seuls, les résultats comptent pour le Liban. Qu’avons-nous accompli,
vous ou nous, en définitive, dans ce domaine ? C’est de ceci dont nous
devrions discuter, si nous devions nous rencontrer. C’est le seul sujet qui
importe, a l’heure actuelle. Car l’heure presse. Et nous devons bouger, et
bouger vite, et bien.
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